Qu'est-ce que le Night Tracking ?
Littéralement "surveillance nocturne", le Night Tracking est un service intégré dans la plupart de nos contrats de Facility Management. Il est délivré par une équipe dédiée d'une quarantaine de personnes, dont 25 gestionnaires d'énergie.
"Lquand on additionne les nuits, les week-ends et les jours fériés, un bâtiment est plus souvent inoccupé qu'il n'est occupé," explique Mathieu Joly, responsable de la performance énergétique et carbone chez Equans Services Bâtiments & Infrastructures (une entité d'Equans France).
Ce constat a donné lieu à une véritable chasse au gaspillage - et au CO- aujourd'hui déployée sur près de 250 contrats, représentant plus de 3.000 bâtiments.
Tout commence par les engagements contractuels de performance énergétique qui lient Equans à la plupart de ses clients du Facility Management. "Nous sommes tenus d'optimiser les consommations d'énergie et subissons une forte pression sur ce sujet, avec des mécanismes de bonus-malus calculés en fin d'année", poursuit Mathieu Joly. "Tout cela alors qu'on nous demande généralement des résultats avec peu ou pas d'investissements."
Ce qui pourrait sembler simple se transforme donc en un véritable jeu de piste, où l'ingéniosité est de mise. Pour relever ce défi, les équipes de Mathieu Joly ont développé deux modes opératoires distincts.
Deux modes opératoires pour suivre la consommation énergétique des bâtiments
Le premier s'appuie sur des données de manière assez classique. " Dans les bâtiments tertiaires, la consommation d'électricité est généralement enregistrée toutes les dix minutes. Nous pouvons facilement croiser les données d'occupation avec les consommations en période d'occupation, telles qu'elles sont capturées dans nos tableaux de bord énergétiques, ce qui permet une première analyse", explique Mathieu Joly.
"Cependant, cette approche manque de précision. Plus de données sont nécessaires pour construire des modèles fiables et fournir des diagnostics précis.
Certains bâtiments sont également équipés de sous-compteurs. Dans ces cas, nous sommes en mesure d'identifier, zone par zone ou étage par étage, quels usages - éclairage, chauffage, climatisation, équipements informatiques - continuent de fonctionner inutilement. Lorsque ce n'est pas le cas et que la visibilité est trop limitée, il nous arrive d'aller directement sur place pour vérifier si des programmateurs, des locaux techniques ou des équipements sont encore en fonctionnement."
Dans tous les cas, ce niveau de granularité permet une optimisation qui est loin d'être négligeable.
Le second mode opératoire va plus loin et s'appuie sur l'intelligence artificielle. Plus récente et actuellement en phase de test, cette approche s'applique aux bâtiments équipés d'une Gestion Technique du Bâtiment (GTB), soit entre 5 et 10 % du portefeuille géré à ce jour. La GTC est connectée à un modèle génératif - comme Akila3D, notre partenaire, ou Thermosphr - pour générer des indicateurs prédictifs et piloter automatiquement la performance énergétique vers net zero carbon.
Le bâtiment Bouygues situé sur le campus de CentraleSupélec fonctionne selon ce modèle et atteint des niveaux d'optimisation de l'ordre de 15%.
Issentiel pour optimiser la performance énergétique des bâtiments tertiaires, le Night Tracking étend progressivement son périmètre aux consommations d'eau (notamment la recherche de fuites), aux consommations de gaz et aux sites industriels. A chaque fois, l'ambition reste la même : apporter un impact immédiat et tangible sur la facture énergétique et l'empreinte environnementale.
Le Night Tracking en 3 points clés
1. Jusqu'à 15% d'économies d'énergie
En analysant les périodes d'inoccupation (nuits, week-ends et jours fériés), le Night Tracking identifie les consommations inutiles. Il est déjà déployé à travers 250 contrats, couvrant plus de 3 000 bâtiments.
2. Deux approches complémentaires
Une analyse croisée des données d'occupation et de consommation, ou une approche basée sur l'IA pour les bâtiments équipés d'une GTB connectée à des modèles prédictifs (Akila3D, Thermosphr).
3. un impact croissant
La solution s'étend désormais aux consommations d'eau et de gaz, ainsi qu'aux sites industriels, avec un objectif clair : réduire les coûts énergétiques et l'empreinte carbone - dès aujourd'hui.
.