L’IA est un accélérateur qui creuse l’écart
Paris, le 6 février 2026 – Equans, leader mondial des services multi-techniques, dévoile, enpartenariat avec L’Usine Nouvelle et L’Usine Digitale (Infopro Digital), les résultats d’une étude internationale sur la valorisation de la donnée, menée auprès de 980 décideurs dans six pays (France, Belgique, Pays-Bas, Royaume-Uni, États-Unis, Canada).Le défi n’est plus seulement de sécuriser et encadrer la donnée, mais d’en faire un levier concret de performance.
- Chiffres clés – Étude internationale
- 91 % des organisations déclarent avoir une gouvernance data : le défi se joue désormais dans la mise en œuvre concrète et la création de valeur.
- 45 % seulement exploitent plus de la moitié de leurs données : la valeur reste sous-industrialisée, malgré un discours stratégique largement partagé.
- 61 % au UK et aux USA jugent la démarche déjà opérationnelle, contre 46 % (France) : le « retard de performance » européen se joue dans la mise en œuvre, pas dans l’intention.
- 59 % des organisations aux États-Unis ont déjà une plateforme unique, contre 38% en France et 29 % aux Pays-Bas : l’unification est le vrai moteur du passage à l’échelle.
- 71 % (USA) mutualisent la collecte entre services, contre 50 % (France) et 44 % (Pays-Bas) : la maturité est aussi organisationnelle (décloisonnement et circulation interne).
- L’IA accélère la transformation des données en performance, mais elle suppose d’abord une donnée unifiée et partagée : 54 % d’usage aux États-Unis vs 19 % aux Pays-Bas.
Sécuriser la data est largement acquis, son exploitation reste le plafond de verre
La collecte et le recensement de la donnée sont largement acquis dans l’ensemble des pays,91% des répondants déclarent disposer de règles de gouvernance encadrant propriété, responsabilités, accès et sécurité. Néanmoins la maturité se joue sur la dernière marche, celle qui transforme la donnée en résultats concrets. Au global, seuls 45 % déclarent exploiter plus de la moitié des données collectées. C’est le signe d’un plafond de verre très opérationnel : dans beaucoup d’organisations, la donnée sert d’abord à piloter l’activité au quotidien, tandis que larestitution et la transformation en information actionnable restent le maillon faible, autrement dit, « faire parler la donnée » reste l’enjeu le plus difficile à industrialiser.
En Europe, la data reste principalement un sujet de conformité quand les anglo-saxons en font un levier de performance
La comparaison internationale met en évidence deux dynamiques. D’un côté, le bloc anglo-saxon, où une majorité d’organisations déclarent exploiter plus de 50% de leurs données (Canada 55%, Royaume-Uni 54%, États-Unis 52%). De l’autre, l’Europe continentale, où l’exploitation est moindre : la France n’est qu’à 41% au-dessus du seuil (52% en dessous) et les Pays-Bas à 39% (42% en dessous), signe d’un passage à l’échelle encore immature. Ce clivage se lit aussi dans la nature des projets : là où les pays anglo-saxons se projettent davantage vers une exploitation de « mise en production » et standardisée, l’Europe reste plus souvent dans des démarches opérationnelles (collecte, traitement, reporting). L’écart se creuse donc moins sur l’intention que sur la capacité à passer du reporting à l’exploitation.
Sans plateforme unique ni partage interne de la data, difficile de générer de la valeur
L’étude met en lumière des leviers très concrets qui expliquent l’écart.
- La première rupture concerne l’unification : 59 % des organisations aux États-Unis déclarentdisposer déjà d’une plateforme unique, contre 38 % en France et 29 % aux Pays-Bas.
- Deuxième levier : la capacité à décloisonner. La collecte est plus souvent mutualisée aux États-Unis (71 %) qu’en France (50 %) ou aux Pays-Bas (44 %), un marqueur clé de circulation de la donnée entre services.
- Troisième levier : prouver la valeur. Le ROI chiffré est plus fréquemment mesuré aux États-Unis (45 %) qu’en France (25 %) et chute à 11 % aux Pays-Bas, ce qui illustre la difficulté à piloter la donnée « par la performance ».
Dans ce paysage, les Pays-Bas font figure de révélateur : les résultats du sondage les montrentplus souvent en retrait sur les marqueurs d’industrialisation. Ils suggèrent qu’une exigence plus forte sur le cadre de protection/sécurité peut se traduire, dans les faits, par davantage de barrières avant la mise en production des usages, illustrant une Europe très attentive au cadre, mais encore freinée sur le passage à l’échelle.
L’IA accélère la performance, mais le rattrapage exige une data industrialisée
Dernier enseignement : l’IA ne gomme pas les écarts, elle peut les amplifier. L’usage de l’IA pourexploiter les données est nettement plus élevé aux États-Unis (54 %) qu’aux Pays-Bas (19 %) ou en France (36 %). Et si l’IA est jugée prioritaire à l’avenir, elle l’est davantage dans les pays anglo- saxons : 93 % aux États-Unis, contre 73 % en France et 68 % aux Pays-Bas. L’étude rappelle ainsi un point clé : l’IA devient un levier durable uniquement lorsqu’elle s’appuie sur une donnée déjà unifiée, partagée et pilotée. Autrement dit, l’IA accélère mais surtout là où l’exécution data est déjà « prête ».
“ Cette étude montre que le sujet n’est plus seulement de gouverner la donnée, mais d’en tirer la performance de demain : la nettoyer et structurer pour la rendre exploitable, l’analyser en temps réel, mutualisée et pilotée par des indicateurs pertinents et partagés pour décider. Le passage à l’échelle fait aujourd’hui la différence entre le bloc anglo-saxon et l’Europe continentale. Pour Equans, l’enjeu est d’aider ses clients à valoriser leurs trésors, parfois cachés, en usages concrets. Travailler à l’intégration de l’IT- OT puis à l’IA, sur des usines, des process industriels, des infrastructures, pour être au top de la compétitivité des entreprises privées et publiques. ”